La première fois que j’ai entendu cette chanson, je me suis dit qu’elle pourrait avoir été écrite pour moi. Aujourd’hui, et parce qu’au fond ils sont très peu (Au nombre de trois je crois) à savoir qui je suis, je vais commenter chacune de ces petites phrases et lever le voile sur ce qui est pour ces trois là (Ma mère, mon frère et mon psy) une évidence !
Qui peut prétendre me connaître
Sans se contenter du paraître
Image toute faite ou projection
C' qu'on vous prête est à confusion
C’est pourtant vrai que j’ai une image toute faite, celle que je modèle ou celle que vous vous faite sans même réfléchir beaucoup. Masque de mon âme, rempart de ce que je protège par-dessus tout, la liberté de penser et d’agir comme bon me semble avec ce que je crois juste et utile. Peu importe que l’image que vous avez de moi sois fausse ou en partie réelle, elle n’est que ce que je veux bien montrer parce qu’il faut bien le dire et l’avouer, on joue tous un rôle selon celui qui regarde dans la salle.
Qui peut prétendre me comprendre
Quand il faut de tout se défendre
Passé les on-dit, cassé la glace
Et gratté le vernis en surface
Quand soit même on cherche et se perd
Pour toute une vie qu'on veut bien faire.
Oui qui ? Personne…Je ne juge personne alors ne jugez pas. Qui êtes vous pour le faire ? On peut aimer, détester, avoir des intuitions mais l’on ne peut prétendre connaître La vérité sur quelqu’un sans le connaître vraiment…Et moi-même parfois j’oublie qui je suis …
Je suis comme je suis
J'aime comme j'aime
Même si j'en paie le prix
Je suis mes envies
Comme suivent ceux qui m'aiment
Je rêve comme je rêve
Plutôt mal que bien
Parfois même un rien
Je suis comme je suis
En tout cas je n'ai
La prétention de rien
No comment et Je vous emmerde XDDDD
Qui peut prétendre avoir la clé
De mon enfance et ses ratés
Ranger tous vos clichés qui rassurent
Des blessures à vivre sous l'armure
Même mon psy ne peut être catégorique et pourtant c’est bien lui qui s’est rapproché le plus de la vérité à ce sujet. Personne ne sait ce que j’ai pu ressentir, ce que j’ai pu vivre. Pas même ma mère qui pourtant a toujours été là et de bon conseil. Il est des blessures que je suis la seule à avoir sentie, je suis la seule à savoir si la plaie s’est refermée ou si parfois elle se réouvre comme un livre qu’on aimerait n’avoir jamais lu.
Mais qui peut prétendre encore prétendre
Avoir un jugement à rendre
Et pouvoir s' regarder en face
Qu'est-ce qu'il aurait fait à ma place
Ils sont nombreux, les beaux parleurs, ceux qui croient maîtriser ce que nul ne maîtrise. Qui pensent du haut de leur pseudo expérience tout connaître ? Ils me font rire…Si seulement ils savaient que je ne suis pas dupe et que dans l’ombre sans rien dire, parce que je ne suis pas du genre chien qui aboie, mais chien qui mord un jour sans prévenir, je ris de leur incrédulité.
Quand moi même je cherche et m'y perd
Pour tout un cirque qu'il faut bien faire
Il faut bien l’avouer, parce que prétendre le contraire serait être comme ceux dont les murmures incessants viennent parfois jusqu’à moi…








